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Prix Nobel de Littérature

Prix Nobel de Littérature

Publié le 9 octobre 2008

Communiqué de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République

J’apprends avec une immense fierté que le Prix Nobel de littérature 2008 vient d’être attribué à M. Jean-Marie Gustave Le Clézio.

Je lui adresse toutes mes plus chaleureuses félicitations au nom de tous les français pour la récompense la plus prestigieuse qu’un écrivain puisse recevoir et qui honore la France, la langue française et la francophonie.

Ainsi, l’Académie de Stockholm distingue aujourd’hui l’un de nos plus grands écrivains et ajoute le nom de M. Jean-Marie Le Clézio à la liste des 13 lauréats français qui l’ont précédé dans l’histoire des lettres du monde.

Enfant de l’Ile Maurice et du Nigéria, adolescent niçois, nomade des déserts américains et africains, M. Jean-Marie Le Clézio est citoyen du monde, fils de tous les continents et de toutes les cultures. Grand voyageur, il incarne le rayonnement de la France, de sa culture et de ses valeurs dans un monde globalisé où il porte haut les mots de la francophonie.

Son œuvre et son style, que ses pairs consacrent aujourd’hui, sont familiers des lecteurs depuis 1963, année de la parution de son premier roman « Le Procès verbal ».

Communiqué de M. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires etrangères et européennes.

J’apprends avec une très grande joie l’attribution du prix Nobel de littérature à Jean-Marie G. Le Clezio.

Cette magnifique distinction vient couronner l’une des créations romanesques les plus singulières de ce temps, l’une des écritures les plus exigeantes et les plus inventives. Elle est à l’image du travail exceptionnel d’un écrivain « citoyen du monde » qui voyage comme il écrit « pour comprendre qui je suis et qui sont les autres ».

D’Albuquerque à Séoul, de New York à Panama, de Londres à Lagos, Jean-Marie G. Le Clezio vit, voyage, traverse et aime un grand nombre de pays, de peuples, de civilisations, de cultures. Il a su faire partager à ses lecteurs sa passion du Mexique et la richesse de son passé pré-colombien.

En le distinguant, le jury du prix Nobel rend hommage à un auteur qui, depuis "Le Procès-Verbal", a su construire une œuvre aux accents universels.

A travers lui, les plus lumineuses valeurs humanistes sont célébrées, celles-là même que la France promeut au sein de la communauté internationale : refus de l’injustice et de l’oppression, tolérance, respect des libertés individuelles et des droits des minorités, rôle essentiel de la culture, épanouissement de l’individu...

Aujourd’hui, en la personne de Jean-Marie G. Le Clezio et grâce à lui, toute la littérature française contemporaine se trouve honorée.

Je lui adresse mes très vives et mes plus chaleureuses félicitations.

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