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Libye

Libye

Publié le 22 août 2011
Déclaration du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et européennes, Alain juppé, sur internet
Paris, le 22 août 2011
Fin d’une dictature

Oui, nous avons pris des risques en Libye, tant sur le plan diplomatique que militaire. C’est la France qui a été l’artisan de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. C’est cette résolution dont nous étions porteurs avec, notamment, nos amis britanniques qui a fixé le cadre légal de l’intervention internationale et qui, in extremis, a épargné à la population de Benghazi un bain de sang programmé. Je n’oublierai pas la solennité de la réunion du Conseil de sécurité où je me suis exprimé au nom de la France pour emporter la décision.

Au sein de l’OTAN, c’est la France qui a fourni la contribution la plus importante et je veux rendre hommage à nos aviateurs, à nos marins, à l’ensemble de nos forces armées pour leur courage et leur professionnalisme.

Mais, comme en Côte d’Ivoire, les risques pris étaient calculés. La cause, au service de laquelle le président Sarkozy et notre diplomatie se sont engagés avec constance, était juste puisque c’était celle de la libération d’un peuple et de la démocratie.

L’opinion française et le Parlement nous ont apporté leur soutien. Les plus sceptiques ont vite commencé à parler d’enlisement bien que l’opération n’ait démarré qu’en mars dernier. Aujourd’hui, l’objectif est en passe d’être atteint. Le régime de Kadhafi n’a plus d’avenir. Il faut que les derniers soutiens dont il dispose aient un sursaut de dignité, qu’ils cessent le feu et déposent les armes pour que le sang ne coule plus.

Dès maintenant il faut nous projeter sur l’avenir. Il appartient au peuple libyen et à lui seul de construire la nouvelle Libye pour laquelle il s’est battu. Mais notre devoir est de l’accompagner dans cette renaissance qui ne sera pas sans difficultés. Certes la Libye est un pays qui dispose de richesses potentielles considérables. Ces richesses doivent être mises au service du développement du pays et de son peuple. Tout, ou presque est à reconstruire ou à construire. La communauté internationale doit participer à l’effort, et au premier rang la France, à laquelle son soutien précoce et sans failles donnent un crédit particulier. Une nouvelle page de la relation franco-libyenne va s’ouvrir. Nous allons contribuer à l’écrire avec la même détermination et la même confiance./.

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