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Birmanie – Elections législatives partielles du 1er avril 2012

Birmanie – Elections législatives partielles du 1er avril 2012

Publié le 3 avril 2012
Lettre de félicitations du Président de la République, Nicolas Sarkozy, et déclaration du Ministre des Affaires étrangères et européennes, Alain Juppé
Paris, 2 avril, 2012

Lettre de félicitations du Président de la République, Nicolas Sarkozy, adressée à la Secrétaire générale de la Ligue Nationale pour la Démocratie, Aung San Suu Kyi

Paris, 2 avril, 2012

Madame,

Je vous félicite très chaleureusement pour votre élection à la chambre des députés, ainsi que pour celle de très nombreux candidats de votre parti. Je tenais, au nom du peuple français, à saluer cette victoire de la démocratie dans votre pays et votre engagement personnel remarquable, qui a suscité depuis tant d’années l’admiration de tous. La France a toujours été à vos côtés et le restera, pour que vos efforts inlassables en faveur des droits de l’Homme et de la démocratie ouvrent une nouvelle ère de l’histoire du peuple birman.

Ces élections, bien qu’elles n’aient porté que sur un petit nombre de circonscriptions, représentent un jalon incontestable sur le chemin de la démocratisation, que la France a toujours appelée de ses vœux. Je suis satisfait d’apprendre qu’en dépit de quelques irrégularités, le vote semble s’être déroulé dans l’ensemble de manière démocratique et transparente, à la différence des élections de novembre 2010 dont vous et votre parti aviez été tenus à l’écart. J’y vois un geste supplémentaire de la part du gouvernement du président Thein Sein, qui mérite d’être salué.

Je me réjouis qu’à vos côtés, la Ligue nationale pour la démocratie puisse bientôt faire entendre sa voix au Parlement et apporter sa contribution au processus de transition en cours. J’ai la conviction que votre parti s‘engagera de manière constructive dans les débats, sur des sujets qui, tous, sont de première importance pour le peuple birman.

Nous avons toutefois conscience que le chemin de la réconciliation nationale est encore long. J’espère que les prisonniers politiques qui sont encore en détention seront bientôt libérés. J’espère également qu’il sera mis rapidement fin aux conflits qui continuent d’opposer l’armée aux minorités ethniques, en particulier en ce moment dans l’État Kachin, où la situation humanitaire est préoccupante, afin qu’une solution politique soit trouvée.

En vous assurant du soutien constant de la France au combat que vous menez pour la démocratie en Birmanie, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes très respectueux hommages./.


Déclaration du Ministre des Affaires étrangères et européennes, Alain Juppé

Paris, 2 avril, 2012

La journée d’hier est une journée historique pour le peuple birman et marque un jalon vers le retour à la démocratie en Birmanie.

Dans l’attente des résultats officiels, la France salue les conditions de déroulement de ce scrutin, marqué par une forte et libre participation des électeurs.

Lors de mon voyage en Birmanie en janvier, j’avais pu mesurer l’attente du peuple birman et son attachement à la personne de Mme Aung San Suu Kyi, qui incarne son combat pour les libertés.

Les premières indications font état de l’élection de Mme Aung San Suu Kyi et de candidats de la Ligue nationale pour la Démocratie. La France se réjouit que ce parti d’opposition puisse enfin faire entendre sa voix au Parlement, dans le cadre du processus de transition en cours.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans le processus en cours. Le chemin des réformes et de la réconciliation nationale sera long. La question des prisonniers doit encore être résolue, par le dialogue entre gouvernement et opposition, en vue de leur libération complète. Nous espérons également qu’il sera rapidement mis fin aux conflits qui continuent d’opposer l’armée aux minorités ethniques, en particulier dans l’Etat Kachin, où les combats se poursuivent et où la situation humanitaire est préoccupante, en vue de parvenir à terme à une solution politique acceptable par tous les partis. Des élections générales devront se tenir car ce sont elles qui marqueront le plein retour à la souveraineté du peuple.

L’Union européenne doit réexaminer sa position commune d’ici la fin du mois d’avril. Elle ne manquera pas de tenir compte, à cet égard, de l’évolution de la situation depuis l’an dernier dans son ensemble, notamment la manière dont les élections de ce dimanche se sont déroulées.

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