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Jean-Marc Ayrault à l'ambassade des Etats-Unis à Paris

Jean-Marc Ayrault à l’ambassade des Etats-Unis à Paris

Publié le 5 juillet 2012
Intervention du Premier ministre à l’occasion de la fête nationale américaine.
Ambassade des Etats-Unis, Paris, 4 juillet 2012.

Monsieur l’Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Madame la Secrétaire perpétuelle,
Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique,
Chers Amis,

Trois jours après son investiture, François Hollande s’envolait pour Washington pour son premier déplacement hors d’Europe en tant que Président de la République, après avoir rencontré la chancelière allemande le soir même de sa prise de fonction.

La semaine dernière, j’étais avec beaucoup d’entre vous pour dire au revoir à l’ambassadeur d’Allemagne. Ce n’est donc pas un hasard si je suis, aujourd’hui, parmi vous pour célébrer la fête nationale américaine.

En effet, la France et les Etats-Unis ont tellement en partage :

- tout d’abord une histoire commune et vous me permettrez de rappeler, à cet égard, le voyage que Benjamin Franklin avait entamé, en décembre 1776, pour nouer des contacts avec la France des lumières, par un accueil enthousiaste de la population de Nantes ;

- ensuite, les valeurs de la liberté et de la démocratie qui donnent à nos deux pays une responsabilité particulière et une vocation à porter un message universel ;

- la capacité enfin à traverser les grandes épreuves ensemble et à toujours finir par se retrouver, même lorsque nous avons, et cela arrive entre les amis les plus proches, des différends.

Cet acquis irremplaçable est toujours d’une extrême modernité. C’est grâce à cette relation unique que nous pouvons ensemble apporter des réponses aux défis auxquels le monde est aujourd’hui confronté.

Comme je l’ai indiqué hier à l’Assemblée nationale dans mon discours de politique générale, la France est engagée dans un effort de redressement dans la justice. Cet objectif ne sera atteint que si nous parvenons à réorienter l’Europe vers la croissance. Une étape décisive dans cette perspective a été franchie au Conseil européen des 28 et 29 juin, avec tous nos partenaires.

Au G8 de Camp David et au G20 de Los Cabos, nous avons trouvé dans les Etats-Unis un allié convaincu que la discipline budgétaire, si elle est nécessaire, n’est pas suffisante. Nous devons poursuivre nos efforts pour favoriser la coordination internationale accrue qu’exigent les grands déséquilibres planétaires. C’est eux qui sont à l’origine de cette crise économique et financière, qui n’en finit pas et qu’il serait simpliste de réduire à un problème des seuls Européens. Nous comptons sur les Etats-Unis pour parcourir leur part du chemin, comme pour faire avancer, avec nous, la cause de la loyauté dans les échanges.

Alors que la spirale de la répression et de la violence est toujours à l’œuvre en Syrie et que l’Iran poursuit sa fuite en avant vers l’acquisition d’une capacité nucléaire militaire, aucune solution ne pourra émerger sans une concertation étroite entre nos deux pays et sans leur capacité à entraîner le reste de la communauté internationale. Je me réjouis, à cet égard, de la participation d’Hillary Clinton à la réunion du groupe des amis du peuple syrien qui contribuera, vendredi, à Paris, à renforcer les chances d’un processus de transition politique à Damas.

Je ne saurais terminer sans évoquer la solidarité indéfectible de la France à l’égard des Etats-Unis. C’est elle qui a fait que le gouvernement de Lionel Jospin s’est tenu immédiatement à vos côtés, le 11 septembre 2001, lorsque l’Amérique a été attaquée. Le terrorisme, partout dans le monde et aujourd’hui au Sahel, continue à menacer nos valeurs les plus essentielles et exige une détermination de tous les instants.

C’est encore cette solidarité qui me conduit à exprimer devant vous toute la compassion du gouvernement français face au spectacle des dévastations qu’ont entraîné ces derniers jours les incendies et les intempéries qui ont si cruellement frappé votre pays.

Pour revenir à l’histoire, permettez-moi, Monsieur l’Ambassadeur, de rappeler la phrase de Franklin Roosevelt : « il n’existe pas deux nations plus unies par les liens de l’histoire et de l’amitié mutuelle que les peuples de France et des Etats-Unis d’Amériques ». C’est vers eux que vont mes pensées en cette belle journée de célébration de votre fête nationale.

To all of you, best wishes on your Independence day !

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