Skip to main content

Audubon et les oiseaux d’Amérique

Publié le 14 novembre 2007
La guerre de l’Indépendance achevée, I’exploration des vastes territoires vierges des Etats-Unis peut reprendre. Nul, sans doute, ne contribuera mieux à faire connaître la faune du Nouveau Monde que le naturaliste Jean-Jacques (John James) Audubon. Né à Saint-Domingue le 26 avril 1785, Jean-Jacques Audubon est l’enfant naturel d’un planteur français fortuné, ancien officier de marine qui combattit à Yorktown, et d’une créole, une naissance qu’il cherchera toujours à dissimuler. Agé de quatre ans au retour de son père en métropole, l’enfant manifeste des talents artistiques qui lui valent d’être envoyé en apprentissage dans l’atelier du peintre et dessinateur Jacques Louis David. Parti en 1803 pour la Pennsylvanie, où son père possède des terres, il y découvre une faune et une flore somptueuses. Sa vie sera désormais dominée par trois passions : la chasse, la peinture et l’ornithologie. Marié en 1808 à une Américaine, il va consacrer près de quarante ans à explorer, bloc à dessin en main, les sites les plus sauvages de sa nouvelle patrie : vallées de [’Ohio et du Mississippi, Kentucky, Floride, Louisiane, Texas... En 1833, il visite les côtes du Labrador où abondent les oiseaux aquatiques. 1842 est l’année d’un vaste périple à travers le Canada. L’année suivante, il quitte Saint-Louis pour remonter le Missouri jusqu’au Montana, en compagnie d’un autre dessinateur, Isaac Spraague.. C’est à Londres que sont publiés, de 1827 à 1838, les quatre volumes de son chef-d’oeuvre Les Oiseaux d’Amérique, qui lui valent une renommée mondiale et une réception triomphale à l’Académie des sciences de Paris. Atteint par la cécité en 1846, le peintre s’éteint à New York en janvier 1851, à l’âge de soixante-six ans. La Société Audubon pour la protection de la nature rassemble aujourd’hui aux Etats-Unis des milliers de membres qui perpétuent la mémoire de cet artiste génial qui fut l’un des plus illustres Français d’Amérique.
      haut de la page