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Madame Roxane Sirotto, Chevalier dans l’Ordre national du mérite

Publié le 26 mars 2014
Discours de Madame Roxane Sirotto
New York, 14 mars 2014

Cliquerici pour voir les photos de la cérémonie.
 

Monsieur l’Ambassadeur Delattre,
Cher François,
M. le Consul Général et Madame Lortholary,
Messieurs les Conseillers à l’Assemblée des français de l’étranger,
Cher Richard Ortoli, cher Guy Wildenstein,
Monsieur le Président du Comité des Associations Françaises,
Cher Gérard Epelbaum,
Mesdames et Messieurs les Présidents et délégués,
Mes très chers parents, neveu et nièce,
Mes très chers cousins venus spécialement de Paris,
le Prof. et Mme. Jean-Paul et Caroline Meningaud,
M. et Mme. Jean-Claude et Mariel Foret,
Monsieur Emmanuel Foret,
Très chers amis,

Je tiens tout d’abord à exprimer toute ma gratitude à notre Ambassadeur et très cher ami, Monsieur François Delattre, un homme de mérite et de cœur dont la grande gentillesse et les innombrables qualités sont appréciées de tous.

Cher François, tes éloges me touchent profondément. Je te suis infiniment reconnaissante d’être venu de Washington DC pour me remettre ces prestigieux insignes de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite. Outre l’immense honneur qui m’est fait par son attribution, je suis doublement émue de recevoir cette marque de distinction qui m’est d’autant plus précieuse que c’est toi qui me l’as remise.

Mes remerciements les plus sincères à notre très agréable Consul général, Monsieur Bertrand Lortholary et sa chère épouse pour leur chaleureux accueil dans ce magnifique salon rose. J’ajoute ma reconnaissance, cher Bertrand, pour votre généreuse assistance et votre dévouement exemplaire bien connu de notre communauté française et de nos amis américains.

J’ai eu le plaisir de collaborer avec Maître Richard Ortoli pendant 8 ans en tant que sa première vice-présidente au Comité des associations françaises de New York. Je le remercie infiniment de m’avoir trouvée digne de cette importante distinction en présentant mon dossier auprès des autorités françaises.

Mettant à l’œuvre ton remarquable talent d’orateur, cher Richard, tu m’as mise à l’honneur avec panache ce soir par ton discours et je t’en suis très reconnaissante.

Je remercie chaleureusement mes cousins qui m’ont fait l’immense bonheur de traverser l’Atlantique pour être auprès de moi ce soir et pour m’entourer de leur affection. Vous me choyez par votre présence qui m’est très précieuse et me comble de joie.

Je souhaite également exprimer ma gratitude à Mme. Anne-Sophie Bris, coordinatrice des évènements au Consulat, pour son aimable et inlassable collaboration et ses précieux conseils.

Un grand merci à notre Consul Général adjoint, Monsieur Bernard Faro, pour son assistance aussi gentille qu’efficace et à Mme. Tostain-Grezaud, chef de chancellerie sous la direction de laquelle j’ai le bonheur de siéger à la commission administrative. Je relève ici mon plaisir de croiser régulièrement une équipe consulaire toujours agréable et obligeante.

Il est vrai que le préambule de ma vie se lit comme un roman. Je suis en fait un résultat direct de la Seconde Guerre mondiale, étant issue du mariage d’un officier pilote américain aux ailes brillantes avec une jeune française dont la magnifique robe de mariée avait été taillée dans de la soie de parachute de la US Army.

Grace à eux, j’ai bénéficié d’une enfance très heureuse durant laquelle les privations de la guerre de leur génération avaient fait place à une abondance de cadeaux de Noël qui, malgré tout, devaient se mériter. Mais bien au-delà, le bonheur de mon enfance, c’était d’être entourée de l’amour de ma mère qui s’est dévouée entièrement à ses enfants, de mon père qui assurait la sécurité de notre famille, de ma sœur que j’adorais, et de ma grand-mère maternelle dont la générosité était sans fin. C’est du plus profond de mon cœur que je remercie mes parents pour leurs sacrifices, pour la transmission de leurs valeurs morales, pour leur vie exemplaire.

Concernant mes trente années de service dans la communauté française, mon chemin est indissociable de celui de ma chère maman. C’est à ma mère seule que je dois le bonheur de maîtriser la langue française dans sa subtilité, un atout non négligeable pour profiter pleinement de ma famille française lors de nos visites dans l’hexagone. Dès mon plus jeune âge, elle m’a communiqué sa passion pour notre beau pays de France qui n’a fait qu’accroître lors de nos séjours estivaux en France, étant chaleureusement reçue chez nos cousins et dans la maison de mes grands-parents au bourg natal de ma mère, Saint André de l’Eure en Normandie. L’accueil émouvant des gens du bourg envers ma sœur et moi, filles du vaillant pilote de planeur et de la fille du pays, a contribué à mon désir ardent de m’assimiler à la culture française.

Merci, Maman, d’avoir si bien trace le chemin pour moi. Ton engagement exemplaire dans la vie associative française et notre travail d’équipe sur de nombreux projets que tu as entrepris avec ardeur, en particulier notre collaboration pour honorer les vétérans américains, m’ont propulsée vers des aventures aussi inoubliables que bouleversantes d’émotion.

J’ai eu la chance de travailler avec des équipes merveilleuses au sein du Conseil d’administration du Comité des associations françaises et de langue française qui regroupe aujourd’hui plus de 70 associations dans la circonscription de New York. J’y ai fait mes débuts il y a 25 ans sous notre regretté Président, Philippe Lecomte du Nouy, dont je salue avec chaleur l’épouse, Patricia du Nouy, ici ce soir. Depuis 21ans, je poursuis mon rôle de vice-présidente sous les présidences de Jean-Jacques de Saint Andrieu, Richard Ortoli, et actuellement le très dynamique Docteur Gérard Epelbaum que je remercie d’être à mes côtés aujourd’hui. C’est pour moi un grand plaisir de travailler avec les membres du bureau de ce Comité, tous de grand talent, venus ce soir au complet m’honorer de leur présence : Patrick Pagni, Adriana Agbo, Thierry Kranzer, Thomas Vandenabeele et Sibylle Eschapasse.

J’ai une pensée affectueuse pour ma chère sœur, Viviane, qui nous a quittés il y a tout juste 12 ans et dont l’exemple d’amour et de service, en particulier auprès des enfants défavorisés, m’a encouragée à suivre ses pas. C’est grâce à elle que je me retrouve aujourd’hui à l’animation des chants à Notre Dame de Lourdes pour les messes des jeunes du Lycée Français, où ses chers enfants devenus grands ont fait 12 ans d’études. Je suis comblée d’avoir ici ce soir, ma nièce Céline et mon neveu Nicholas, qui partagent eux aussi cet amour pour la France, et j’ajoute, en particulier pour la gastronomie française !

C’est également grâce à l’engagement de ma sœur à la French American Aid For Children que j’ai l’honneur de participer au Conseil d’Administration de cette association caritative pour les enfants défavorisés, réputée pour son grand bal des débutantes au Plaza Hotel, le Bal des Berceaux. Je remercie Madame Marguerite Mangin, qui préside avec habileté et avec cœur cette prestigieuse association, de m’avoir fait l’amitié d’être à mes côtés ce soir, ainsi que certains membres dévoués :

Mesdames Susan Andelman, Elisabeth Cros, Claudia Deutschmann, Simone Galton, Huguette Hersch, Joan Rosasco, Odile de Schietere Longchampt et Madame la Contesse Amrita Douglas.

Un chaleureux merci aux membres de mon Bureau des Ingénieurs et scientifiques de France de leur présence ce soir et de leur amitié.

Ces trois décennies d’activités bénévoles au sein de la communauté française ont été pour moi d’une richesse remarquable grâce à tous ceux que j’ai croisés sur mon chemin et dont les mérites, l’énergie, les œuvres caritatives, la générosité de cœur ne peuvent qu’inspirer l’admiration. Du port de costumes folkloriques dans la Steuben Parade, aux activités destinées à resserrer les liens franco-américains en manifestant notre reconnaissance aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale, sans oublier ma participation à l’organisation de 25 bals du Quatorze juillet du Comité des associations françaises, chacune de ces expériences a contribué à mon épanouissement.

J’ai une pensée pour tous ceux qui ne peuvent être parmi nous ce soir mais dont les cordiales félicitations m’accompagnent en cette mémorable soirée.

A few words in English to acknowledge my non French-speaking guests. I wish to thank you all warmly for your presence here tonight and for sharing this great honor with me.

An affectionate welcome to Mrs. Joan Handy, mother of the late Michael Handy, Director of Veterans’ Affairs under Mayor Giuliani, whose resourcefulness and tireless dedication were vital to the success of our Milestone monument project undertaken to honor New York veterans on the 50th Anniversary of D-Day. Spearheaded by my mother, Paulette Meningaud Sirotto, who obtained the sponsorship of Rouen, the capital city of her home region in Normandy, I had the distinct pleasure of actively working by her side.

Our mother-daughter team shared in the organization and negotiations which, with Mr. Handy’s invaluable guidance, led to the presentation of this historic monument from Patton’s route in France to Mayor Giuliani at City Hall in presence of French Senator-Mayor Gautier of Rouen and his deputy.

The monument was unveiled at the Intrepid Sea Air Space museum on June 6th, 1994 in presence of Governor Cuomo with military and civilian dignitaries from Washington DC and New York.

We were introduced by Michael Handy to the “Harlem Hellfighters”, commanded by General Nathaniel James. Their 369th Infantry Regiment transported and paraded our Milestone on Fifth Avenue and at the Memorial Day Parade. I am honored to welcome General and Mrs. James here this evening.

This 100th anniversary year of the beginning of WWI is a reminder of the all African-American Harlem Hellfighters’ fierce fighting on French soil and under French command in WWI. They were the first American soldiers to be awarded the “Croix de Guerre” medal and are also credited with introducing Jazz to France.

In this 70th anniversary year of the D-Day landings, I extend a warm welcome to World War II D-Day hero Mr. Rocco Moretto, of the 1st Infantry Division, the “Big Red One”. Mr. Moretto, who was awarded the French Legion of Honor during the 60th anniversary commemorations in Normandy, participated in the first wave of troops to land on Omaha Beach on D-Day. The account of his Normandy landing is captivating.

I also welcome Mr. James Gattinella, whose guidance and integrity during the last 14 years of our respective careers at Verizon have been invaluable.

Renewed thanks to all my dear friends. I am truly touched and humbled by your presence here this evening.

A vous tous, chers famille et amis, un grand merci du témoignage d’amitié dont vous me gratifiez en partageant avec moi cette heureuse occasion. Chacun d’entre vous a été et demeure pour moi une source d’inspiration et je vous en suis des plus reconnaissante.

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